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Michelangelo Pistoletto à la Biennale de La Havane

Michelangelo Pistoletto à la Biennale de La Havane

Pistoletto nous apporte maintenant un échantillon du travail qu’il réalise depuis 2004, baptisé El Tercer Paraíso (Le troisième paradis), né d’un symbole qu’il a dénommé « Nouveau signe de l’infini », et qui n’est que la réformation du symbole mathématique de l’infini, utilisé par l’artiste pour proposer une notion de transformation sociale responsable, objectif majeur qui réunit en une seule idée l’art, la science, l’économie, la spiritualité et la politique. À cet égard, l’artiste a exprimé : « Je ne prétends pas prophétiser un avenir pléthore d’espoirs métaphysiques, mais une transformation qui englobe tous les espaces de la vie. »

Il arrive à notre pays à un moment où des transformations sensibles s’y opèrent. Aussi, sa présentation ici et la force de ses idées chargées d’esprit et de la volonté de changer les choses, sont-elles de bon augure. Plusieurs personnes qui avaient partagé l’expérience de sa performance dans l’après-midi du 23 mai sur la place de la Cathédrale de La Havane m’ont dit qu’elles en sont sorties réconfortées, comme si l’espérance, d’une certaine manière, aurait renaît dans leur for intérieur.
Mais ces actions du créateur piémontais se démarquent non seulement par le contenu des extraordinaires messages transmis, mais aussi par l’expansion des formes, par la beauté des couleurs et structures et par l’intensité apportée par l’être humain. Pour ce projet, il était très important de bien choisir le site, qui se transforme en une sorte de miroir indispensable où sont reflétées toutes les intentions.

Il y a quelque chose qui m’a vraiment frappé est c’est que ce signe de l’infini, qui devient dans chaque présentation le protagoniste de la performance, a la capacité de s’adapter aux substances ou aux objets utilisés pour le représenter. Il incarne d’une façon très bien équilibré un nouveau visage, laissant ainsi comme cadeau des images d’une haute valeur visuelle.
Fin 2014, il y a eu un rapprochement entre son œuvre et Cuba (bien que sans la présence de l’artiste). Le 16 décembre, à la veille de l’annonce du futur rétablissement des relations entre Cuba et les États?Unis, on a pu apprécier, pour la première fois dans l’île, sur le littoral havanais, le symbole du Tercer Paraíso, recréé par de petites et moyennes embarcations en constant mouvement sur la mer, atteignant des dimensions sans précédent.

À mon avis, l’existence d’une bonne documentation, nécessaire pour préparer le spectateur avant d’entrer en contact avec le territoire inconnu d’une performance, pourrait contribuer à son succès ultérieur.

À cet égard, l’action de Pistoletto à La Havane comprenait cette documentation, laquelle a été remise au public à la Fototeca de Cuba, située sur la Vieille-Place. À l’étage de cette institution, il a été organisé une exposition d’affiches qui montrent la présentation de ce projet dans divers pays et dans plusieurs régions italiennes. Les participants ont pu apprécier un modèle du symbole constitué de cymbales de batterie, utilisées par des enfants. Ainsi, le simple fait de participer à cet événement éveillait le désir d’être le témoin d’un tel phénomène.

Certes, les pavés de la place de la Cathédrale ont reçu les échos d’une énergie toujours bien accueillie, d’une force immatérielle qui n’accepte point l’immobilité et qui tend à fonder des volontés et à établir celles-ci dans des endroits où elles deviennent indispensables. Là, le signe du Tercer Paraíso a germé à nouveau à partir de ces cymbales, utilisées, cette fois-ci, par des musiciens qui ont peuplé de sons leur structure. Le lendemain, Pistoletto se présente à la singulière église de Paula pour présenter la performance Thirteen Less Two, aux côtés de l’Ensemble de musique ancienne Ars Longa et Teresa Paz, sa directrice. L’œuvre tourne autour d’une pièce de Luis Alberto Mariño. À la fin de la représentation, l’artiste a, à coup de masse, cassé une série de grands miroirs, ce qui a provoqué un effet de surprise chez les spectateurs cubains.

Juin 2015 CET ARTICLE FAIT PARTIE DU NUMÉRO DE juin 2015 DE WHAT’S ON LA HAVANE LE MEILLEUR GUIDE CULTUREL MENSUEL DE VOYAGE À LA HAVANE Téléchargez notre dernier numéro de What’s On La Havane, le guide de voyages, de culture et de loisirs le plus complet sur tout ce qui se passe à La Havane, la mystérieuse et grouillante capitale de Cuba. Nous incluons des articles provenant de tous les coins de Cuba écrits par les meilleurs auteurs internationaux de voyage et de culture spécialisés sur Cuba. Notre revue digitale mensuelle en ligne peut aussi être consultée en anglais et en espagnol.


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